Depuis la fin du XIXe siècle, on assiste à une diminution et une modification importantes des activités humaines traditionnelles (pastoralisme, exploitation orestière, culture) sur les landes et pelouses d’altitude. L’extension du couvert forestier et l’embroussaillement des landes conduisent à une réduction et à une fragmentation des habitats occupés par la vipère d’Orsini.
Le brûlage dirigé sur de grandes surfaces représente un risque potentiel pour l’espèce. En effet, ce type de pratique détruit la plupart des abris végétaux favorables à la vipère d’Orsini et réduit considérablement l’abondance de ses proies (criquets, sauterelles…). Cependant, cette pratique peut s’avérer profitable au maintien de son habitat sous certaines conditions : feux d’hiver pratiqués sur de petites surfaces, notamment.
Depuis le milieu du XXe siècle, les montagnes méditerranéennes ont vu se développer de nombreuses pratiques touristiques (ski, randonnée, VTT, parapente, 4x4…). Elles sont aujourd’hui de plus en plus fréquentées en raison du développement des axes routiers. Cette évolution entraîne sur certains sites une sur-fréquentation estivale qui peut être un facteur de dérangement. De plus, les aménagements ou infrastructures touristiques contribuent à altérer durablement l’habitat de la vipère d’Orsini.
Nos connaissances sont encore insuffisantes pour agir efficacement en faveur de l’espèce ou de ses habitats. Sa discrétion rend difficile la mise en place d’un état de référence précis, notamment pour les petites populations. La caractérisation objective de son habitat sur la base d’indicateurs végétaux ou animaux reste à établir. La capacité de l’espèce à recoloniser de nouveaux espaces est inconnue. Cette méconnaissance peut conduire à la mise en oeuvre de mesures de gestion inadaptées.
Les serpents sont souvent perçus comme des animaux dangereux. Dans notre région, ceci n’est guère justifié si l’on excepte la vipère aspic dont la morsure peut entraîner des complications graves nécessitant une hospitalisation. Bien qu’inoffensive, la vipère d’Orsini est trop souvent victime de destruction systématique par manque de connaissance de la part des promeneurs, bergers, chasseurs, et autre usagers de la montagne. De plus, elle est convoitée par certains collectionneurs en raison de sa rareté. L’importance de ces collectes est difficile à évaluer mais reste préoccupante notamment pour les populations.
08/11/2011 - Résultats du programme
L'ensemble des résultats et des connaissances disponibles sur l'espèce est rassemblé dans le guide technique de gestion et de suivi des populations de Vipère...
Accueil | Présentation de l'espèce | Le programme LIFE-Nature | Galerie Photos | Actualités | Communication | Contact et partenaires | Espace membre | Mentions légales | Plan du site
ARPE : 04 42 90 90 55 - t.fourest@arpe-paca.org
CEEP : 06 88 28 74 68 - vipere.orsini@ceep.asso.fr

Copyright 2009 Answeb tous droits réservés - Conception Azoé, réalisation agence web Answeb